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Vif intérêt porté à la réforme professionnelle

11.12.19

La réforme des huit métiers techniques MEM - réalisée sous le nom de FUTUREMEM - suscite un grand intérêt dans la branche. Afin que tous les partenaires du réseau soient au même niveau d’information, les responsables du projet ont invité tous les partenaires à un événement d’information national. Dès que le ticket provisoire pour la réforme aura été approuvé par la Confédération, les travaux de développement concrets seront lancés.

Video de la manifestation

 

La formation professionnelle est un facteur central pour la compétitivité de l’industrie suisse. Seuls les spécialistes bien formés peuvent utiliser à bon escient la chance qu’offre le changement technologique et participer activement à la conception de l’avenir.

 

Cette prise de conscience est fortement implantée dans la branche MEM. L’intérêt a été particulièrement grand lors de la première séance d’information nationale qui a présenté plusieurs points centraux de la réforme professionnelle.

 

Environ 200 personnes du monde de la formation professionnelle se sont réunies à la fin novembre à l’école professionnelle industrielle et artisanale de Soleure pour avoir d’une part une vision commune de la manière dont le projet sera abordé, et d’autre part, pour éclaircir des questions en suspens.

 

Explication de la réforme : Arthur Glättli, directeur de Swissmem Formation professionnelle, répond aux questions du public.

 

Jeter des ponts pour une conception concrète

 

Au cours de la première partie de la manifestation, les responsables de projet Arthur Glättli, Swissmem, et Roland Stoll, Swissmechanic, ont informé sur les objectifs, l’organisation et le déroulement de la réforme. La séance a été présentée par le responsable de projet Jörg Aebischer, eduxept. Lien : présentation (PDF)

 

Selon la vision du projet, toute la branche doit unir ses forces et avoir pour but de faire en sorte que l’industrie MEM suisse reste compétitive au niveau national et global et que les entreprises forment aussi à l’avenir suffisamment d’apprentis avec les qualifications requises.

 

Les objectifs quantitatifs concrets de la réforme sont les suivants :

  • 18 000 contrats d’apprentissage (niveau de 2009)
  • Taux de formation d’au moins 6% en moyenne dans la branche (niveau de 2014)
  • Proportion des femmes deux fois plus élevée sur l’ensemble des formations initiales

Au niveau qualitatif, les objectifs suivants sont au premier plan :

  • Adaptation des formations au changement dans :

    • le développement technologique (nouvelles méthodes de fabrication, robotique, mise en réseau des processus de production, miniaturisation etc.)
    • le développement économique (changements structurels, internationalisation, mobilité etc.)
    • l’évolution sur le marché du travail (immigration, reconversion professionnelle, apprentissage pour adultes etc.)
    • l’évolution de la société m(démographie, académisation, modèles de travail, demande dans les métiers MEM, comportement d’apprentissage etc.)

  • Amélioration de la compatibilité avec les hautes écoles professionnelles
  • Encouragement de l’attrait et de l’image
  • Amélioration de l’accès pour les jeunes et les filles
  • Meilleure coopération entre les trois lieux d’apprentissage

Public intéressé : des personnes de tout le pays se sont déplacées pour participer à la manifestation.


Ticket provisoire approuvé

 

Outre l’organisation du projet, les résultats des tendances actuelles sur le marché du travail et de l’analyse de la formation (analyse prévisionnelle) ainsi que l’analyse des secteurs professionnels ont constitué une grande partie de la présentation. Cette dernière constitue une base importante pour soumettre le ticket provisoire au secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation SEFRI.

 

Une fois que ce sera le cas, les différents groupes de travail du projet seront constitués et leurs tâches leur seront attribuées.

 

En ligne de mire : la manifestation d’information a aussi été filmée.

 

Une chance pour l’industrie

 

La table ronde au cours de la seconde partie de la manifestation a bien mis en évidence le fait que les partenaires sont motivés à s’atteler ensemble à la réforme et à intégrer tous les partenaires. Outre Arthur Glättli et Roland Stoll des associations responsables, Markus Mosimann, chef de la formation professionnelle chez Bobst, Hansrudolf Graf, chef du groupe professionnel de l’école professionnelle de Langenthal, Thomas Roeskens, chef du centre des cours de Swissmechanic Suisse centrale, ont fait part de leurs points de vue.

 

Il a été précisé durant la discussion que la réforme devait être abordée tout en restant ouverts aux résultats.

 

Même si l’analyse des secteurs professionnels a déjà mis en évidence une tendance à la modernisation et à la flexibilisation, la façon de la mise en œuvre n’est pour l’instant pas encore définie. L’équipe du projet travaille actuellement avec des spécialistes de la formation à l’élaboration de modifications au modèle de formation existant et à l’examen de savoir comment la formation initiale, qui comprend déjà diverses unités de formation (compétences des formations de base et formations clés), peut être développée de manière plus souple et, si nécessaire, modulaire.

 

Les conditions-cadres les plus importantes sont les besoins et les possibilités des entreprises d’apprentissage de toutes tailles pour lesquelles le principal avantage de la réforme doit être créé. Toutefois, la réforme doit également être bénéfique et faisable pour tous les autres partenaires de formation, tels que les CI et les centres de formation et les écoles professionnelles.

 

Pour ce faire, une vaste enquête auprès de tous les partenaires de formation est prévue pour le premier trimestre de 2020, au cours de laquelle des propositions de développement du modèle de formation seront consultées et, en même temps, les entreprises seront interrogées en détail sur les compétences de leurs travailleurs qualifiés qui seront nécessaires dans l’avenir.

 

Comme toutes les parties l’ont confirmé, la formation professionnelle de la branche MEM doit répondre aux exigences actuelles des entreprises et des solutions doivent être cherchées en commun. L’ouverture nécessaire et la culture de travail commune sont dans tous les cas déjà disponibles comme l’a montré la manifestation d’information.

 

Sonja Studer, cheffe de la division Formation chez Swissmem et présidente de la Commission suisse pour le développement professionnel et la qualité de la branche MEM (CSDPQ-MEM), s’est exprimée sur les chances qu’offre la réforme.

 

Les prochaines séances auront lieu aux dates suivantes :

  • 14 mai 2020 16h15-18h30
  • 19 novembre 2020 16h15-18h30

Vous trouverez des informations actuelles sur le projet FUTUREMEM sur le site du projet : www.futuremem.swiss